Le festival Biarritz Amérique Latine

Entre héritages et existences à l’heure de sa 31ème édition

La 31ème édition du Festival Biarritz Amérique latine aura lieu du 26 septembre au 2 octobre. Ce rendez-vous incontournable pour les professionnels et les afficionados du cinéma latino-américain habille la ville de Biarritz durant sept jours d’une ambiance chatoyante, entre heures festives et temps de concentration.
Le village du festival érigé devant l’océan est un lieu de festivités et d’échanges. Expositions, concerts gratuits, conférences l’animent de 9 heures à 2 heures du matin.
Trois compétitions répartis dans les différentes salles de la ville mettent en concurrences dix films longs-métrages, dix courts-métrages et dix documentaires. Le festival a pour le moment annoncé les films des deux dernières catégories citées.
Parmi les courts-métrages, on citera par exemple El fantasma neon du réalisateur brésilien Leonardo Martinelli, déjà récompensé Léopard d’or au festival de Locarno. L’opus raconte l’histoire d’un jeune livreur rêvant d’avoir une moto et emploie la forme de la comédie musicale pour délimiter le fantasme de la réalité.
Pour sa première mondiale, le court-métrage d’animation La sixtine du réalisateur colombien Juan Camilo Fonnegran a choisi Biarritz. Il est question d’un clochard fabriquant des œuvres à partir d’objets ramassés et qui a pour grand projet de créer La Sixtine. Ça sent la pépite…
Sotavento, du réalisateur et ingénieur du son Marco Salaverria est aussi une jolie promesse. L’homme a déjà reçu plusieurs récompenses. Pour la première fois en Europe, il nous sera donné d’écouter l’histoire de deux petits-enfants raffolant des histoires de leur grand-père dont celle d’un pêcheur imaginaire. Un jour, les enfants décident de rejoindre le conte « pour de vrai » en traversant l’océan. Heureusement, Sotavento le pêcheur, apparait pour les aider.
Zarzal, du réalisateur Sebastián Valencia Muñoz, annonce une claque à recevoir le cœur bien accroché. Zoom sur les piscines municipales de Colombie où se baignent ensemble familles, tueurs et narco-trafiquants, à travers le récit d’un dimanche ordinaire pour William et son fils Jacobo.
Le dernier de leurs existences.
Parmi les documentaires, les teasers qui nous ont fait mouche comptent notamment Alis. Huit adolescentes vivant dans les rues implacables de Bogota inventent une camarade imaginaire nommée Alis. Les cinéastes et journalistes Clara Weiskopf et Nicolas Van Hemelryck révèlent la persévérance des jeunes filles dans leur quête de résilience et d’une vie meilleure.
La cinéaste Virna Molina présente Retratos del futuro, un documentaire sur la lutte des travailleurs clandestins de Buenos Aires qui va connaître un violent revirement. Le tournage est interrompu en raison de la pandémie et de la mort de plusieurs travailleurs filmés. Le projet mute dès lors en essai existentiel dont le futur dystopique est devenu le présent. La réalisatrice a déjà remporté 65 prix internationaux pour ses films.
Daniela Munoz Barroso est une réalisatrice sourde, documentariste et photographe. Dans le documentaire présenté au festival, elle part à la découverte de l’identité de Mafifa, une femme énigmatique qui l’amène à interroger sa propre vie.
Cette petite sélection est totalement subjective et ne sert qu’à vous mettre l’eau à la bouche. La cérémonie des prix révèlera les films préférés du jury et du public. Les longs-métrages vous seront révélés à l’approche du festival. Réservez vos sièges sur www.festivaldebiarritz.com

 
 

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