Seuls les enfants

C’est parti d’une chanson, d’un cri, d’une envie, d’un besoin, d’une blessure, d’un manque, de l’amour…
Peut-on le lire autrement que d’une traite ? On respire à peine, l’émotion toujours présente.
C’est un roman en partie autobiographique, le deuil vécu par un enfant que l’on écarte de l’enterrement de sa mère. Ainsi commence le roman. Le préserve-t-on vraiment ainsi, ce petit Bruno ? Pas sûr… Ce petit Bruno qui dès lors court après l’amour et la tendresse. C’est la voix d’un enfant qui raconte et c’est la plume de Cali reconnaissable, libre, à fleur de peau, qui mène le récit qui semble avoir été écrit d’une traite. C’est un texte de l’urgence qui vous attrape pour vous dire que le monde est cruel et plein d’amour à la fois.
Du cri au coup de cœur, il n’y a qu’un pas, et quelques pages d’un auteur devenu écrivain.

« Seuls les enfants savent aimer », de Cali (Cali Officiel Bruno Cali Officiel ) aux éditions le cherche midi éditeur.