Scarecrow

Il y a des groupes, découverts par hasard, qui ne vous laissent pas impassibles, voire même vous interpellent. Ce quatuor toulousain ne vous laissera pas indifférents, que ce soit sur scène ou par leur musique, un curieux mariage de blues et de hip hop.
Voici SCARECROW : attention, groupe à suivre…

? Comment s’est formé le groupe ?
Je faisais partie d’un duo blues-rap, donc déjà dans la fusion, et, au hasard de jams, j’ai rencontré Antibiotik et Jamo qui se sont greffés au projet. Puis, on a évolué. Le premier percussionniste ne pouvait plus suivre le projet, alors on a recruté le Pap’s à la batterie. On a quadrillé nos compositions, qui sont passées de tantôt blues tantôt rap à blues-hip hop.

? Comment vous est venue l’envie de mélanger deux styles de musique complètement différents??
Même si j’ai longtemps cherché mon style, ma culture est afro-américaine et mes influences blues, rock’n’roll, soul. Antibiotik, lui, était déjà dans le rap, même dans
la culture hip hop au sens large. Producteur, rappeur, graffeur…
Quand on s’est croisés, il y a eu comme un déclic, une envie de composer ensemble sans faire de concessions sur nos styles respectifs.

? Comment se passe la création des morceaux??
On part du blues. Je suis presque toujours à l’origine des morceaux. Je compose chez moi et les textes se posent dans la foulée. Antibio va « produire » le morceau, c’est-à-dire va l’amener vers le hip hop et trouver les samples qui vont bien. Ensuite, il va écrire dessus, sur le thème que j’ai lancé. On va se concerter, essayer de trouver des parallèles dans les mots, dans les deux langages. Jamo et Pap’s vont reprendre le tout et écrire un basse/batterie.

? Quelles sont vos affinités ou influences musicales??
Tout est influence. Pas uniquement la musique d’ailleurs. Nous sommes très visuels aussi. Une œuvre de Banksy va nous parler. Un Tarantino va nous parler. Musicalement, même si on ne s’entend pas sur tout, ce n’est pas grave. C’est même mieux. Même si on reste un peu puristes, moi dans le blues, ou Antibio dans le rap, ça sert le projet.

En parlant de projets ? Un nouvel album ?
Pas pour l’instant. Ce serait bien d’avoir un nouvel album en 2015 mais on est dans une phase de concerts tellement intense qu’il est difficile de trouver du temps pour se poser. Il est hors de question de sortir un album fait à la va-vite. Donc on verra. On a sorti un maxi en mars dernier (« The Well », Musicast), et on va certainement en sortir un deuxième avant la fin de l’année, qu’on accompagnera d’un live à Toulouse (Metronum, le 13 novembre). Qui ménage sa monture va loin, il paraît.