Tattoo Art Print

Du 13 septembre au 21 novembre, Spacejunk expose trois artistes tatoueurs : Jean-Luc Navette, également illustrateur et musicien, Lea Nahon et Yann Black. Cette fois, leurs dessins ont préféré investir le papier plutôt que les peaux, quoi que, certaines œuvres réservent quelques frissons.

Jean-Luc Navette : le blues à l’encre noire

Celui qui « mettait trop de noir » dans ses dessins en a extrait un univers incisif, trash et mélancolique, souvent inspiré par l’entre deux guerre. Des visages aspirés par l’abime, des amours immortalisés par l’attente, des regards qui rappellent le papier brûlé : les dessins de l’artiste lâchent des fantômes à coup d’encre de chine et de feutre.

Entre art du tatouage et caricature de presse, ses œuvres racontent des histoires, sans happy end de préférence. Jean-Luc Navette préfère les écorchés, les malhabiles, ceux qui restent « en bas des collines » ou au bord des routes, ceux « qui causent avec la mort ».

Et son observation vaut tendresse. Avec lui, les murs crachent nos blues à l’encre noire, ceux d’hier, ceux d’aujourd’hui et surement ceux de demain. Mis en lumière, le tragique a « de la gueule » (c’est déjà ça de pris). On dira même que c’est beau. Jean-Luc Navette est également l’auteur de deux recueils « Crève » en 2006 et « Dernier été du vieux monde » en 2012.

Lea Nahon : le tatouage pictural

Léa Nahon est une tatoueuse qui mène sa barque entre Liège, Paris, Brighton et Douarnenez. A Liège, elle vient de créer son propre tattooshop mais n’a pas attendu l’ouverture pour être repérée et assimilée aux grands noms de cet art.  Son style est graphique et s’inspire de son entourage, de son regard (plutôt trash) sur le monde. L’expressivité et le mouvement qui animent ses œuvres relèvent de l’admirable. Elle vient de publier deux ouvrages : « Carnet 1 » et « Carnet 2 » aux éditions Noire Méduse.

Yann Black: des lignes droites à main levée

Yann Black est un artiste français installé à Montréal. Il est considéré comme un des plus grands artistes du mouvement d’avant-garde qui a révolutionné les conventions du tatouage. Son univers est  graphique, un brin trash sous un air enfantin. Ses lignes, dessinées avec une aiguille vibrante, sont remarquables de finesse et de netteté. L’artiste compose entre encre rouge et encre noire. Chacune de ses œuvres est unique.

Du 13 septembre au 21 novembre – SpaceJunk, Bayonne
Vernissage : jeudi 13 septembre à 18h30
Entrée libre