Punk sur la ville

Voici un livre à ranger au milieu de vos vinyles?! Plus de 200 photos et documents inédits. Avec «?Un punk sur la ville?», Alain Gardinier nous replonge au cœur des années soixante-dix avec un retour complet et étoffé sur le festival Punk Rock à Mont-de-Marsan, le premier de l’histoire?!

Alain, comment vous est venue l’idée d’écrire cet ouvrage sur le premier festival punk de l’histoire??
En tant que journaliste musical, je me suis rendu compte que ça revenait souvent dans les conversations. Les gens me disaient qu’il s’était passé un truc à l’époque à Mont-de-Marsan. Donc, je trouvais qu’il était temps de faire un bouquin à ce sujet. Et j’ai eu la chance de rencontrer «?Dudu?», Marc-André Dubos, qui est un peu le parrain de toute cette aventure. Il avait gardé plein de documents, tous les contrats, les notes d’hôtel… C’était génial?! Ensuite, j’ai interviewé pas mal de gens. Et à l’arrivée, voici ce bouquin en format 33 tours, 30 centimètres.
Ce livre est truffé de petites histoires?!
Il y a des milliers d’anecdotes. Par exemple, quand les flics font un rapport pour dire que 12 canards ont été volés?! Beaucoup de choses m’ont fait rire. Je trouvais sympa d’en faire un bouquin avec un vrai contenu musical : je raconte que Sting m’a confié, après avoir vu The Clash : «?C’est pas mal de mettre du reggae dans du rock en fait?!?» Trois semaines après, Sting a composé des chansons comme Roxane et c’est là que Police a commencé?! C’est amusant de voir à quel point ce festival a vraiment été fédérateur.

Organiser un festival, ce n’était pas le même travail à l’époque??
Le budget total c’était 5 000 ou 6 000 euros pour tous les groupes?! C’était du bricolage. Les organisateurs se levaient à 4 h du matin pour faire les sandwiches au saucisson qu’ils vendaient. Les organisateurs ont appelé ça « punk » car Marc Zermati, l’un des instigateurs, en avait entendu parler à Londres. Mais à l’époque, il n’y avait aucun groupe punk mis à part les Damned?!
Quel festival s’en rapprocherait aujourd’hui dans le sud de l’Aquitaine??
Le festival EHZ au Pays basque reste dans le même esprit. Des jeunes mecs qui ont décidé de faire un festival en sortant des sentiers battus, à leur façon, sans sponsor. C’était aussi le cas à Mont-de-Marsan. Dans les arènes en 76, c’était de l’amateurisme total?! Et c’est ça qui est rigolo?!

« Punk sur la ville?! », Alain Gardinier – Editions Atlantica.